1

2

3

Début avril, deux petites semaines devant moi, rien qu'à moi. Remplies jusqu'à ras bord : le travail à la maison pour le stage, pour la fac, les derniers dossiers à rendre, les derniers travaux à valider, la recherche d'emploi, des réjouissances casées à la minute dans ces quinze jours free. C'était sans compter la varicelle et ses huit jours de quarantaine (ça se dit ?) pour Lilia. Envolé le planning serré, bonjour le stress, l'impression de n'en faire jamais assez, sans jamais regarder ce qui a été fait. Vouloir être présente pour Lilia et caser le reste pendant les deux heures de sieste, et se reprocher de ne pas tenir la cadence. Alors aujourd'hui, je me suis accordé un jour off. Un jour sans travail, sans stress, sans pression. Et j'ai eu envie de renouveau ici, parce que même si l'envie de coudre est là, vous l'avez compris, le temps manque. J'ai voulu une rupture avec l'avant. Le nom a changé, certains articles ont disparu, le contenu sera peut être un peu différent. Certainement moins de couture, plus de mots. L'envie d'être présente ici, dans un espace ni tout à fait nouveau, mais qui n'est plus vraiment l'ancien. Je ne voulais pas migrer vers un autre blog, car je suis attachée à cet espace, et d'un point de vue bassement matériel, je n'avais pas le courage de transférer messages, commentaires et abonnés. Un nouveau nom, qui symbolise le changement de ma vie, le renouveau du printemps, l'espoir et la douceur, un nouveau nom pour se rappeler que même lors des périodes où l'on passe trop de temps à combattre, il y a toujours des petits moments ensoleillés dans la journée. Le printemps n'est jamais bien loin, et avril est le mois de tous les espoirs. C'est un nom que j'ai en tête depuis un moment et qui correspond à ce que je ressens. Si tout n'est pas tout rose, on peut être sûr que la couleur se cache là où on ne l'attend pas, même les petits boutons de Lilia s'y mettent.

Il y a là la littérature, le manque d'élan, l'inertie, le mouvement. Parfois on regarde les choses, telles qu'elles sont, en se demandant pourquoi. Parfois on les regarde, telles qu'elles pourraient être, en se disant pourquoi pas ? V. Paradis

* Clin d'oeil à l'excellente série United States of Tara et l'époustouflante Toni Colette.